Grand Corps Malade

Un coup de c½ur pour ce poète du bitume, cet homme à la voix grave qui pose ses mots tel un Rimbaud des temps modernes, des mots d’aujourd’hui mariés avec tact et beauté.

Courrez chez votre disquaire et achetez cet objet sonore non identifié, du slam ça s’appelle : une voix qui clame un texte, point final.

Ces textes sont magnifiques, sa voix envoutante, cet artiste a réalisé un coup de maître : porter haut et fort la poésie, la remettre au goût du jour et lui donner quelquechose de tellement contemporain.

Je ne peux pas terminer ce billet sans citer un passage du texte « Enfant de la ville » :

Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit
J’aime la foule quand ça grouille, j’aime les rires et les cris
J’écris mon envie de croiser du mouvement et des visages
Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages

Je me sens chez moi à Saint-Denis, quand y’a plein de monde sur les quais
Je me sens chez moi à Belleville ou dans le métro New-yorkais
Pourtant j’ai bien conscience qu’il faut être sacrément taré
Pour aimer dormir coincé dans 35 mètres carrés
Mais j’ai des explications, y’a tout mon passé dans ce bordel
Et face à cette folie, j’embarque mon futur à bord d’elle
A bord de cette pagaille qui m’égaye depuis toujours
C’est beau une ville la nuit, c’est chaud une ville le jour
Moi dans toute cette cohue je promène ma nonchalance
Je me ballade au ralenti et je souris à la chance

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