Le chat des présidentielles

Depuis un moment, je me demande si les journalistes politiques et les sondeurs ont déjà entendu parler du chat de Schrödinger. Plus je les voie s’affoler autour de leurs sondages, plus je m’aperçois que l’on nage en plein délire médiatique :

  • Les sondages sont publiés
  • Les journalistes adaptent leurs papiers
  • Les Français modifient leur point de vue
  • Puis de nouveaux sondages sont publiés

Et la roue infernale des opinions ne cesse de de tourner, accélarant son rythme à mesure que les jours passent et que l’on se rapproche de la fatidique date, où tout ce vacarme cessera comme par magie.

Mais, disais-je, messieurs-dames les journalistes, avez-vous donc entendu parler de l’expérience du chat de Schrödinger ? Cette expérience qui met en évidence que l’on ne peux pas observer un phénomène sans en modifier son comportement ; que l’observateur (chers sondages) modifie nécessairement l’objet de son observation (l’électorat Français).

A trop vouloir nous représenter les intentions de votes, vous êtes en train de les modifier, et pas nécessairement dans le sens que vous imaginez.

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