Face à face avec Facebook, en toute intimité

Facebook est un accélérateur de vices.

On commence sur Facebook par devenir un chercheur d’« amis » et il se trouve que bien souvent, les personnes que l’on retrouve ne sont pas des amis (tiens c’est marrant ça, nos amis on les connait déjà, non ?).

Bref, la plupart du temps, chaque personne sur Facebook est à la recherche d’amis, et de ce fait, devient potentiellement un boulet à la recherche d’une victime (Eh salut on était ensemble en cours d’allemand en 4ème (je crois) ! Tu m’acceptes comme ami ?!).

Une fois cette frénésie passée, on devient alors un « spammeur d’amis » (je vais déposer ce terme, y a un concept) ; on envoie avec bonne humeur des tonnes d’« invitations » afin que nos amis (sic) nous rejoignent. Au bout d’une semaine, chacun desdits amis finit par ignorer systématiquement lesdites invitations (Rholala, il ne m’a pas rejoint dans le groupe « Ceux qui rejoignent ce groupe sont ceux qui rejoignent ce groupe. » ; vraiment pas sympa le mec.).

Lorsque l’invitationnite aigüe passe son chemin, il faut bien trouver autre chose pour attirer l’attention des amis, et on finit par devenir – presque sans s’en rendre compte – un véritable exhibitionniste numérique équipé d’une arme de vulgarisation massive : l’album photo public.

Tout y passe : les photos de famille (alors là, c’est mon papa, et là c’est ma petite sœur, il est beau notre sapin de Noël hein !), les photos de vacances en bikini (je suis belle hein ! dîtes-moi que je suis belle – sourire Facebook-colgate), les photos d’enfance (ce qu’on était mignones en CE2 ! Tu trouves pas ?) et bien sûr, les photos de couples qui-s’aiment-pour-la-vie-et-qui-auront-plein-d’enfants (Mon amour ! Mon Cœur ! Mon Amour !).

Je m’étonne devant cet exhibitionnisme généralisé, le clavier opère-t-il sur ses usagers une sorte d’anesthésie de la pudeur ?

A moins que ça ne soit finalement un lubrifiant de la vulgarité…

Un conte de Noël

Je ne comprend pas très bien tout le ramdam qu’on fait autour de ce film. Certes certains personnages sont intéressant, certes il y a de ci de là quelques scènes et jeux de mise en scène bien réalisés, mais quoi d’autre ?

Et cette Catherine Deneuve, actrice sacralisée s’il en est, ne me touche pas. Pire, son jeu est trop distant, comme si rentrer dans le personnage la salirait, elle ne peut que survoler son rôle sans jamais s’y abandonner complètement. Il y a toujours ce sourire seizième ou ce regard quelque peu hautain qui vient nous rappeler que Madame Deneuve est là, plus que le personnage qu’elle campe. C’est dommage.

Le bon point, je le donne sans hésiter à Mathieu Amalric – Henry – qui élabore tout le relief du film par son jeu endiablé et son cynisme exquis.

Alors oui, c’est un bon film français, oui, avec quelques dialogues piquant, quelques monologues ciselés et deux ou trois personnages crédibles ; cependant le scénario reste finalement assez simple (une famille déchirée se retrouve bon gré mal gré autour d’un problème de santé) et une tendance à survoler les intrigues.

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Internet, c’est vraiment incroyable

Il y a de tout sur Internet, vraiment.

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soleil

Le soleil parisien assome le golden boy – qui n’en perd pas son iPod pour autant.

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