Le virtuose Steve Vai vient de sortir un nouvel album dénommé Real Illusions: Reflections, en voici une petite impression, après quelques écoutes.

On se laisse tout d’abord surprendre par l’ambiance du clavier lors de la première compo, Building The Church, puis les guitares nous ramènent en terrain connu, on reconnait la pate de Vai dès le premier riff. Cette première piste n’est pas vraiment emblématique de l’album car finalement elle reste assez Vai-esque, si ce n’est ces petites coupures de clavier de Tony Mac Alpine qui viennent contraster le son habituellement dominé par les guitarres.
Dying For Your Love vient ensuite, et très franchement, on s’en serait bien passé… A part écouter les vocalises de Steve, je ne vois pas trop l’intérêt de cette piste… bref je n’est pas été touché, je zappe.
Heureusement, Glorious nous rassure, la rythmique débute dans une ambiance on ne peux plus Satrianni-enne et s’enrichi très vite d’une mélodie d’une étrangeté…. Vai-ienne ! Immaginez un chat qui essaierai de miauler comme une guitare et vous aurez une idée de ce que Vai fait avec sa guitare.
K’m-Pee-Du-Wee enchaine avec une petite ambiance bluesy que j’aprécie particulièrement, douceur et légerté sont les maîtres mots de cette compo, accompagné par une batterie délicate, qui souligne les accents de la guitare avec diverses symballes, Steve s’envole littéralement sur des phrasés que l’on sent habités.
C’est au tour de Firewall de nous surprendre : une rythmique parlée ouvre le morceau tel les chants indiens des films de Bollywood : “Boum, chi que boum, chi que ba que chi que boum, chi que boom boom”. Bon d’accord j’arrête. La basse poursuit l’ouverture, puis vient la guitare et le chant. Quelques cuivre accompagnent le tout. au final, on aura une compo bien rythmée avec les fameuses vocalises parlée en beat box qui enrichissent grandement l’originalité du tout. Un bon point donc pour Firewall.
Ah, on arrive la perle de l’album selon moi : Freak Show Excess. Cette track ravira les amateurs de musique progressive, j’entends par là, les rythmique en 7/8, les structures complètement barrées, les mélodies chromatiques, on encore les percussions dérangeantes.
Vouloir résumer ce qui me plait dans cette compo est assez difficile, en vrac, la structure saccadée des rythmiques, les enchainement des intruments qui se répondent, les harmonisations sur les solos de guitare… Bref, autant dire simplement qu’il s’agit là pour moi de la tuerie de l’album.
Lotus Feet poursuit notre écoute, il s’agit d’une ambiance lente et assez portée sur les longues notes liées. Cela me fait beaucoup penser à du Rondat, comme par exemple dans les passages lent de Tethys sur An Ephemeral World. La chanson se termine sur une montée crescendo dans instruments, appuyée par des cuivre et tout le monde se rejoint sur une mélodie enlevée qui nous laisserait presque croire que l’album se termine.
Mais il n’en est rien, on le comprend très vite avec l’OVNI de l’album : Yai Yai Steve utilise une talk box (merci melkor) pour provoquer un effet des plus étrange, on croirait une guitare qui essait de parler… C’est vraiment étrange et également très amusant à écouter. Un gadget humoristique donc, aussi original que court.
Midway Creatures prend le relai, on revient dans du Vai plus conventionnel même si les disto sont assez grasse et perturbée à coup de léger flanger. Ambiance modulation…
Ensuite, I’m Your Secrets dans une ambiance douce et accoustique, accompagné du Luth electro accoustique vient adoucir l’ambiance.
Puis Under It All conclura l’album dans un mélange de sonorités des plus riches, l’ambiance qui se dégage de la rythmique est des plus étrange, les voix s’entremême, le clavier harmonise les voix, les guitares accompagne les refrains, bref tout se mélange ! L’abum se terminara sur un florilège de dialogues dissimulés derrières une cacophonie musicale, terminée par une note claire et précise.