Burn After Reading, quand tous les héros sont des losers
S’il y a un film qu’il faut aller voir en ce moment, c’est Burn After Reading, la dernière comédie déjantée des frères Cohen.
Derrière son rôle de comédie déjantée, ce film pose une vraie question de fond : peut-on faire un film qui tient la route sans aucun héros, ou plutôt avec uniquement des personnages tous plus stupides les uns que les autres ? La réponse est oui. Du moins, si vous êtes les frères Cohen, et ça fonctionne à merveille.
Une chose est sûre, le Big Lebowski n’est pas loin : un séducteur ringard obsédé par le nombre de footing qu’il fait par semaine, un coach de gym dont le cerveau avoisine la taille de son perpétuel chewing-gum, une femme sur la cinquantaine qui ne pense qu’à se faire refaire le seins et un agent de la CIA sur le déclain ; tels sont les héros de ce film.
Il s’agit finalement d’un mélange de grand nimporte quoi, d’absurde et de stupidité avec un zeste de film d’espionage. Jamais Brad Pitt n’aura paru aussi stupide et Cloney aussi ringard, les frère Cohen ont un don : donnez leur un sex-symbole, ils en font un looser de la pire espèce, bravo !
Le film ne dure pas longtemps et se consomme comme une friandise, on ne voit pas le temps passer, et une fois le générique de fin, on se surprend à avoir un sourire en coin, l’air un peu bête, un peu comme si les personnages nous avaient transmis leur béatitude.
Une seule question : j’y retourne quand ?
Tags: Cohen, Comédie
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